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Opération Méduses

Suivi sur la prolifération de méduses dans les mers d'Europe de l'Ouest


   Peut-on imaginer des océans où règneraient en maître une multitude de méduses? Scénario catastrophe ou sommes-nous réellement en train d'assister à une invasion silencieuse de nos mers ? Quelles seront les conséquences sur la biodiversité ?

Tous les ans, une multitude de méduses surgit de nulle part et envahit nos côtes. En fait, elles sont là, présentes dans les fonds océaniques sous forme de petits polypes semblables à de petites anémones de mer. Un changement des paramètres environnementaux, salinité, température de l'eau, et chacun des innombrables polypes se divise donnant naissance à une multitude de jeunes méduses. Pour en savoir plus
Depuis quelques années, il semble que ces arrivées de méduses sur nos côtes soient plus fréquentes et plus importantes que par le passé. Est-ce un changement de perception ou une réalité traduisant une modification du milieu marin ? Les deux peut-être. Toujours est-il qu'en Méditerranée, 200 ans d'observations ont permis d'établir scientifiquement que la méduse pélagie (Pelagia noctiluca) était effectivement de plus en plus fréquemment observée.
Il est plus que probable que plusieurs facteurs soient à l'origine de ces proliférations. Réchauffement des océans ? Surpêche voire même disparition de certains prédateurs ? Sans oublier leur cycle naturel, car les années à méduses se suivent mais ne se ressemblent pas! Et les espèces rencontrées en Méditerranée et sur la façade Atlantique sont bien différentes d'une saison à l'autre.

pelagia en Atlantique

La très urticante Pelagie

Mais actuellement, on ne dispose que de très peu de détails sur où et quand les méduses sont présentes au cours de l'année. Ces informations élémentaires sont pourtant nécessaires pour déterminer si ces proliférations sont des évènements ponctuels ou si elles s'inscrivent dans une modification à grande échelle.
C'est pourquoi nous organisons l'Opération Méduses, un vaste programme de science participative qui vise à collecter vos observations de méduses sur tout le littoral de l'Europe de l'Ouest afin d'en savoir plus sur la distribution, l'abondance et la fréquence de ces animaux encore mal connus.

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Qui s'y frotte s'y pique !

Les méduses sont des animaux planctoniques, c'est à dire qu'elles "errent" dans les mers et océans et se déplacent au gré des courants marins. Elles sont carnivores et se nourissent de plancton, petits crustacés, larves ... et de petits poissons qu'elles capturent à l'aide de leurs tentacules couverts de cellules urticantes. Ces cellules Tentacules de la méduse rayonnée Tentacules de la méduse boussole

agissent au moindre contact comme une multitude de petits harpons imbibés de venin. Pour en savoir plus . Elles paralysent leurs proies qui sont alors acheminées à la bouche. Elles ne font pas de différence entre le contact avec la nourriture, un prédateur, ou un baigneur. Ce n'est donc pas volontairement qu'elles nous piquent mais par accident. Ces brûlures font néanmoins de nombreuses victimes chaque année. Toutes les méduses sont urticantes. Cela se traduit par une sensation de brûlure dont l'intensité est différente suivant les personnes et suivant la variété de méduse. N'imaginez pas être immunisé sous prétexte que votre précédent contact avec une de ces créatures n'a pas été douloureux. Leur poison rend plus sensible votre organisme, et leurs prochaines piqûres peuvent provoquer une forte réaction allergique.

Mieux vaut prévenir que guérir

Quelques règles simples évitent bien des tracas : ne vous baignez pas au milieu des méduses, ne jouez pas avec, et empêchez les enfants de faire de même. Ne touchez pas une méduse échouée, même morte depuis de longues heures, le venin est encore actif. Ne touchez pas un objet entré en contact avec les méduses : cordage, canne à pêche, filet ou seau. Des tentacules urticants peuvent y être collés. En cas de piqûre, retirez délicatement les tentacules restés collés à l'aide d'un ustensile, papier, plastique coquillage ou même morceau d'algue. N'utilisez aucun liquide agressif, cela déclencherait des cellules urticantes encore non activées : pas de vinaigre,  ni  salive,  ni  urine,  ni  même

d'eau douce, rincez délicatement la plaie à l'eau de mer si nécessaire. En cas de douleur persistante ou de malaise, consultez un médecin.

Cyanée bleu et sa traine de tentacules Cyanée bleue et sa traine de tentacules

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Textes : Anne et Wilfried Bay-Nouailhat / Mer et littoral © 2009 - 2017
Collaboration scientifique : Thomas Bastian.
Photographies de méduses : © Wilfried Bay-Nouailhat.