Coupe de la paroi d'un Cnidaire
La paroi des Cnidaires est constituée de 2 couches cellulaires, l'une externe: l'ectoderme,
l'autre interne: l'endoderme. Entre ces deux couches se trouve la mésoglée.
L'ectoderme est constitué d'une couche monocellulaire continue composée de quatre types cellulaires.
Les cellules ectodermiques forment la structure de base. Elles sont hautes et produisent un important mucus.
Les cellules sensorielles étroites et portant un fin prolongement sensitif sont coincées entre
les cellules ectodermiques. Leur base est reliée à de fines ramifications qui forment un réseau
dans la mésoglée.
Les cellules interstitielles comblent par endroit les petits espaces. Ces cellules à caractère
embryonnaire et à fonction titopotente peuvent régénérer les cellules manquantes et réparer les blessures.
Les cnidoblastes surtout très nombreux sur les tentacules et autour
de la bouche ont une fonction urticante.
L'endoderme comporte trois catégories cellulaires. Les cellules endodermiques forment l'architecture de base. Ce sont des cellules hautes qui renferment une forte densité de fibres musculaires. On trouve également des cellules sensorielles, hautes et étroites munies de ramifications basales qui se prolongent dans la mésoglée. Leur stimulation déclenche la réaction de l'animal. Enfin on rencontre des cellules glandulaires qui assurent la digestion des proies.
La mésoglée est une substance gélatineuse, non cellulaire. Elle contient des cellules nerveuses rudimentaires, les protoneurones qui forment un réseau reliant les cellules sensorielles ectodermiques et endodermiques.
Les Cnidoblastes sont des cellules urticantes spécifiques aux Cnidaires.
Ils sont plus abondants sur les tentacules et autour de la bouche.
Ils sont souvent répartis en groupes serrés où
Détail des batteries de Cnidoblastes sur les tentacules
ils constituent de véritables batteries urticantes.
Ces cellules portent extérieurement un fin prolongement excitable, le cnidocil.
Elles contiennent une volumineuse vacuole à paroi double: le cnidocyste.
La paroi interne est prolongée par un long tubule armé de fins crochets.
Avant extrusion, ce filament est intégré à l'intérieur du cnidocyste à la façon d'un doigt de gant retourné,
le tout baigne dans un liquide urticant et est recouvert par un opercule.
Après excitation du cnidocil, l'opercule libère le filament urticant qui vient se planter dans la proie
et injecte son venin.
Ces cellules possèdent un fonctionnement unique, le remplacement étant assuré par les cellules
interstitielles embryonnaires.
On connait principalement trois super-classes de Cnidaires. Ce sont les
Hydrozoaires, les Scyphozoaires et les Anthozoaires.
Les Hydrozoaires (Hydrozoa) réunissent près de 3000 espèces. Ces Cnidaires ont généralement en alternance une phase fixée,
souvent coloniale, puis, durant leur reproduction une phase libre de type méduse.
Les Scyphozoaires (Scyphozoa) constituent un petit groupe de 350 espèces. La phase libre chez ces "vrais méduses" prédomine.
Les Anthozoaires (Anthozoa) qui réunissent environ 6000 espèces ne forment jamais de méduses.
Ce sont les gorgones, anémones et coraux.
Textes et dessins: Anne et Wilfried Bay-Nouailhat © 2007-2008.
Photographies: Leptopsammia pruvoti, Détail des batteries de Cnidoblastes sur les tentacules © Wilfried Bay-Nouailhat.
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page 2 > Coupe de la paroi, organisation du Cnidoblaste.
page 3 > Hydrozoaires / Hydraires: Anatomie, développement et reproduction.
page 4 > Hydrozoaires / Siphonophores: Anatomie, reproduction d'un siphonophore.
page 5 > Scyphozoaires: Anatomie, reproduction d'une méduse.
page 6 > Anthozoaires: Présentation.
page 7 > Anthozoaires / Octocoralliaires: Anatomie d'un polype, système de canaux.
page 8 > Anthoz. / Hexacoralliaires: Anatomie d'un Actiniaire, d'un Scléractiniaire.
page 9 > Classification des Cnidaires